Actualité
Bourem Inaly : la Radio Beeray célèbre 20 ans d’existence
La commune de Bourem Inaly, dans le cercle de Tombouctou, a célébré avec éclat le 20ᵉ anniversaire de la Radio Beeray. Inaugurée en juin 2005 grâce à l’ONG Africare en partenariat avec l’USAID, la radio constitue depuis deux décennies un outil essentiel d’information, de sensibilisation et de cohésion sociale.

Dans son intervention, le directeur de la radio, M. Aboubacrine Younoussi Touré, est revenu sur les débuts modestes de l’aventure. « À l’origine, la radio ne devait vivre que quatre ans. On l’appelait même radio valise, car elle se résumait à deux dipôles et un tableau de mixage », a-t-il rappelé. Vingt ans plus tard, contre toute attente, la Radio Beeray continue de diffuser et demeure la seule encore en activité parmi les quinze radios initialement mises en place par Africare/USAID dans les régions de Tombouctou et Gao.
Ce succès, selon lui, est notamment dû au soutien constant de la mairie et à l’attachement des habitants de la commune à leur outil de communication.
M. Touré a toutefois souligné les défis auxquels la radio est confrontée, notamment la formation du personnel et la prise en charge financière des animateurs et techniciens. Des préoccupations auxquelles le maire de la commune, M. Salah Mahamoudou Touré, a répondu en prenant un engagement fort : assurer la rémunération de l’ensemble du personnel pour une période de cinq ans. Cette décision a été saluée par les participants qui y voient une garantie de la pérennité de la Radio Beeray.

Une célébration grandiose
Initiée et organisée par l’Association culturelle IRIDA, qui regroupe les fils de Bourem Inaly, notamment ceux de la diaspora, la commémoration entre dans le cadre du plan d’action de l’association. Les initiateurs promettent d’autres actions dont l’objectif est de contribuer au développement de la commune.
Le programme des festivités a été autant riche que varié : prestations artistiques, animations sportives, activités culturelles et traditionnelles dont la très attendue course de pirogues. Elle est le symbole de l’identité de la commune qui est riveraine du fleuve Niger.
Pour marquer son attachement indéfectible à « sa » radio, devenue au fil des années une véritable institution, la population a fait preuve d’une mobilisation des grands jours, donnant à l’événement. un éclat particulier.
En 20 ans, la Radio Beeray s’est imposée comme un vecteur d’information, d’éducation et de promotion culturelle. Plus qu’un simple média, elle est aujourd’hui considérée comme un patrimoine commun, reflet des aspirations et de la résilience d’une communauté soudée autour de ses valeurs et de son avenir.
Actu locale
Tombouctou : le CROCSAD 2026,un diagnostic objectif des defis de la région.
Réunis le 15 avril 2026 à Tombouctou, les acteurs institutionnels, techniques et humanitaires de la région ont pris part à la première session ordinaire du Comité Régional d’Orientation, de Coordination et de Suivi des Actions de Développement (CROCSAD). À cette occasion, le Gouverneur de la région a dressé un tableau sans détour des difficultés actuelles tout en appelant à une mobilisation collective renforcée.
Un contexte régional marqué par des fragilités croissantes
D’entrée de jeu, le chef de l’exécutif régional a souligné que l’année 2026 s’ouvre sur une conjoncture préoccupante. Parmi les principales contraintes évoquées figurent les difficultés d’approvisionnement en carburant, le retrait de certaines ONG, la suspension de financements et la perte d’emplois.
Ces facteurs, selon lui, ont un impact direct sur les conditions de vie des populations, accentuant leur vulnérabilité dans une région déjà éprouvée par des crises multidimensionnelles.
Le FNACT au cœur des priorités de la session
L’un des axes majeurs de cette rencontre reste l’évaluation du Fonds National d’Appui aux Collectivités Territoriales (FNACT). Le Gouverneur a insisté sur la nécessité de faire le bilan des réalisations de 2025 et des années antérieures, tout en projetant les perspectives pour 2026.
Dans la même dynamique, la mobilisation des financements de l’ANICT et la présentation des actions de développement, notamment celles du projet PASEM II dans le secteur de l’élevage, figurent parmi les points clés à l’ordre du jour.
Un appel fort à la coordination des acteurs
Face à la complexité des défis, le Gouverneur a mis l’accent sur la nécessité de renforcer la synergie entre les différents intervenants : services de l’État, collectivités territoriales, partenaires techniques et financiers, ONG et société civile.
Il a notamment exhorté les participants à s’impliquer activement dans les travaux afin d’améliorer la planification, la mise en œuvre et le suivi des projets de développement.
Entre gouvernance et responsabilité des acteurs locaux
Le discours met également en lumière le rôle central des services déconcentrés de l’État dans l’accompagnement des collectivités, notamment à travers le contrôle de légalité et l’appui-conseil.
De leur côté, les responsables locaux sont appelés à faire preuve de davantage d’engagement pour répondre aux attentes des populations, en particulier en matière d’accès aux services sociaux de base.
Une dimension politique affirmée
Le Gouverneur n’a pas manqué de rappeler son alignement avec la vision des autorités de la Transition, réaffirmant son attachement à la sauvegarde de l’intérêt général, conformément aux orientations du Chef de l’État.
Cette référence souligne l’ancrage politique du discours dans le contexte institutionnel actuel du Mali.
Vers des recommandations orientées vers l’impact
En perspective, le Gouverneur a exprimé son souhait de voir émerger, à l’issue de cette session, des recommandations concrètes et opérationnelles, capables d’améliorer l’efficacité des interventions dans la région.
Il a également évoqué l’organisation du Festival Culturel « Tombouctou Lassalterey », confiée aux collectivités territoriales, comme une opportunité de mobilisation et de valorisation culturelle.
Une volonté affichée de transformer les défis en opportunités
En conclusion, ce discours traduit une volonté claire des autorités régionales de faire face aux difficultés par une approche coordonnée et orientée vers les résultats. Toutefois, la réussite de cette ambition dépendra fortement de la capacité des acteurs à maintenir leur engagement dans un contexte de ressources limitées et de retrait progressif de certains partenaires.
Actu locale
Tombouctou, la commune urbaine lance une campagne d’assainissement pour une ville plus propre
La Délégation spéciale de la Commune urbaine de Tombouctou a lancé une vaste campagne d’assainissement destinée à améliorer le cadre de vie des populations et à préserver la santé publique. L’initiative vise à rendre la ville plus propre, plus saine et plus agréable pour l’ensemble des habitants.
Informer la communauté
Dans un communiqué radiodiffusé en français, en songhaï et en tamasheq, les autorités communales appellent les citoyens à adopter de meilleures pratiques d’hygiène et de gestion des déchets afin de protéger l’environnement.
Plusieurs mesures ont été annoncées. Les ordures doivent désormais être déposées uniquement dans les dépôts de transit ou au dépôt final.
Quelles interdictions?
Il est strictement interdit de jeter des déchets dans les rues, les caniveaux, les espaces publics ou les terrains vagues. Les ménages, les commerces et les services sont également invités à maintenir la propreté devant leurs concessions et lieux d’activités.
La divagation des animaux en ville est interdite, tout comme le déversement des eaux usées en plein jour.
Sensibiliser, avertir, sanctionner
La campagne se déroulera en trois phases. Une première phase de sensibilisation de quinze jours sera consacrée à l’information et à la mobilisation des populations autour des bonnes pratiques d’assainissement. Elle sera suivie d’une phase d’avertissement, également de quinze jours, durant laquelle les contrevenants seront rappelés à l’ordre et invités à se conformer aux règles.
Enfin, une phase de sanctions sera appliquée conformément aux textes et règlements en vigueur.
Par ailleurs, la Délégation spéciale invite les associations féminines, les comités de jeunes et les groupements d’intérêt économique (GIE) d’assainissement à s’impliquer aux côtés des chefs de quartiers et des Comités de Développement de Quartier. Un concours sera organisé afin de désigner le quartier le plus propre du mois.
Les autorités communales comptent sur l’engagement et le sens de responsabilité de chaque citoyen pour faire de cette campagne un succès et bâtir une ville propre, saine et exemplaire.
Actu locale
Amadia : les exploitants sommés de payer les redevances
Les responsables de la coopérative paysanne d’Amadia tirent la sonnette d’alarme : le non-paiement des redevances par certains exploitants agricoles compromet fortement les activités. Selon eux, plusieurs paysans accusent jusqu’à trois années d’arriérés d’impayés.
Une situation qui freine sérieusement le fonctionnement de la coopérative. Les leaders de la plaine donnent ainsi un ultimatum : les producteurs concernés ont jusqu’à la fin du mois de mars pour régulariser leur situation. Passé ce délai, les champs des exploitants qui n’auront pas payé leurs redevances pourraient être sevrés d’eau. C’est du moins ce qu’a laissé entendre Khalil Djitteye, le trésorier de la plaine.
La plaine d’Amadia est une zone agricole clé de 400 hectares.
Située à environ 25 km de la ville de Tombouctou, elle est cruciale pour la production de riz, mais aussi de produits de maraîchage, notamment l’oignons, l’échalote et la pomme de terre.
-
Actu localeil y a 3 moisTombouctou : le camp Fort Cheikh Sidi Bekaye doté d’une mosquée
-
Actu localeil y a 8 moisTombouctou : Clôture la première édition du concours national de récitation, de mémorisation et de psalmodie du Saint Coran
-
Sportsil y a 7 moisFOOTBALL -Transfert : Alassane Hamma, alias « Rashford », s’engage avec le FC Binga
-
Actu localeil y a 8 moisTombouctou célèbre le retour triomphal de ses manuscrits anciens après 13 ans d’absence
-
Actu localeil y a 8 moisLe blogging au Mali : état des lieux, entre défis et opportunités
-
Actu nationaleil y a 7 moisÉdito: Le Tombouctou, mémoire et devoir
-
Actualitéil y a 4 moisEffets du changement climatique au Mali : le Faguibine, un lac sacrifié
-
Actu localeil y a 6 moisPAFEEM : Le coup de pouce qui change des vies.

Dora1839
12 novembre 2025 at 16h13
https://shorturl.fm/8Jc6r