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Actu nationale

Journée Mondiale de la Terre : entre urgence et sensibilisation au Mali

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À l’occasion de la Journée mondiale de la Terre, célébrée chaque 22 avril depuis 1979, la question environnementale revient au cœur des débats. Au-delà des discours et des gestes symboliques, une interrogation persiste : l’engagement est-il à la hauteur de l’urgence climatique ?

Une crise bien réelle au Mali

Au Mali, les effets du changement climatique ne relèvent plus de projections lointaines. Avancée du désert, sécheresse, érosion des sols, pollution plastique : ces phénomènes dégradent concrètement les conditions de vie, en milieu rural comme urbain.
Selon le Plan national de neutralité en matière de dégradation des terres, la situation est préoccupante : les terres cultivées subissent une détérioration multiple : éolienne, chimique, physique, biologique, aggravée par les eaux de ruissellement. Cette dégradation représenterait plus de 31 % du PIB chaque année, d’après un rapport publié en 2020.

Une mobilisation citoyenne en première ligne

Face à ces défis, la société civile tente de combler les manques. Associations, ONG et citoyens multiplient les initiatives : reboisement, opérations de nettoyage, campagnes de sensibilisation.
Pour Bintou DICKO, présidente d’une association de jeunes femmes engagées à Tombouctou, l’action doit dépasser les paroles :
« Planter un arbre et sensibiliser les communautés à son entretien est un devoir pour tout citoyen. On ne doit plus se limiter aux discours, il faut agir. »

Projet de plantation d’arbres/Association des jeunes femmes de Tombouctou pour la promotion de l’environnement

Des engagements internationaux encore insuffisants

À l’échelle mondiale, la lutte contre le réchauffement climatique s’organise notamment lors des grandes conférences comme la Conférence des Parties. Pourtant, entre les promesses et leur mise en œuvre, le décalage reste important.
Ahmed Ag MOHAMED, négociateur climatique et membre de Jeunes Voix du Sahel, pointe les difficultés d’accès aux financements :
« Les fonds existent, mais ils sont souvent difficiles d’accès, avec de nombreuses conditions. Beaucoup d’engagements restent des promesses, alors que les besoins sont urgents. »
Il plaide pour un renforcement des capacités du Mali en matière de négociation, une meilleure structuration des projets et une valorisation des solutions locales, notamment la restauration des terres.

Ahmed Ag MOHAMED/COP29 à Baku, Azabaijan novembre 2024

Les médias face à leur responsabilité

Dans ce contexte, les médias ont un rôle clé à jouer. Informer, alerter, rendre compréhensibles des enjeux complexes : le journalisme environnemental apparaît comme un levier essentiel pour mobiliser l’opinion.
Le journaliste Albert Karim Traoré regrette toutefois un manque d’attention :
« Les questions environnementales sont encore sous-traitées, alors qu’elles concernent directement le quotidien des populations. »
Il souligne également les difficultés croissantes d’accès à l’information fiable, dans un contexte marqué par la désinformation et la rareté des sources crédibles.

Une responsabilité collective

Au-delà des institutions, la lutte contre le changement climatique repose aussi sur des actions individuelles : réduire les déchets, préserver l’eau, protéger les ressources naturelles.
Au Mali comme ailleurs, l’urgence est tangible. La question n’est plus de savoir s’il faut agir, mais comment le faire efficacement, et surtout, dans quel délai.

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1 Comment

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  1. Halima Mahamadou Touré

    23 avril 2026 at 15h54

    C’est une très belle action car nous devons protéger notre environnement

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NÉCROLOGIE : Le monde des Arts et de la Culture endeuillé

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C’est la triste nouvelle qui est venue briser le calme de ce samedi ,dernier jour du mois de Février.

Boncana MAIGA,plus connu sous le nom de Maestro Boncana, vient de tirer sa révérence ce jour à 5h du matin à la Clinique Pasteur.
La nouvelle de sa disparition a été rendue publique par sa famille.

Le natif de Gao s’est distingué sur la scène musicale malienne et internationale avec son tube « Mariétou »,qu’il reprendra plus tard avec de nombreux groupes musicaux.
Sa carrière musicale l’a conduit aux quatre coins du monde et lui a valu de collaborer avec le prestigieux groupe AFRICANDO.
Boncana MAIGA a éminemment contribué à l’éclosion de nombreux talents musicaux sur la scène nationale à travers « Toun ka gouna « ,un show télévisé.
C’est une figure majeure de la musique malienne et africaine qui nous quitte définitivement.

À sa famille et au monde de la musique,la rédaction d’Horizons7 exprime ses sincères condoléances.

Dors en paix,l’artiste !

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Actu nationale

Décryptage : que retenir des vœux du Nouvel an du Président de la Transition du Mali ?

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Au seuil du Nouvel An 2026, le Président de la Transition du Mali, le Général d’Armée Assimi GOITA a fait une adresse solennelle à la nation malienne. Dans ses propos, le Chef de l’État est revenu notamment sur les défis aux plans sécuritaires et politiques du pays. D’autres aspects ont également été abordés dans le discours d’une vingtaine de minutes, diffusé sur la télévision nationale. Entre autres les avancées de la Transition, la souveraineté nationale et les perspectives pour l’année 2026. Décryptage

Au-delà du discours rituel institutionnel, l’adresse du Président de la Transition aux citoyens est un document de pilotage politique, pensé comme un acte de cadrage, de justification et de projection.

Bilan de l’année 2025 : résilience face aux épreuves

Le Général d’Armée et Président de la Transition a qualifié 2025 d’année d’épreuves, notamment sur les plans énergétique et économique, marquée par les perturbations en approvisionnement. Le pays a subi des perturbations importantes en carburant à la suite d’attaques contre des convois vitaux.
Le Président a salué la bravoure des opérateurs économiques, des chauffeurs et des forces de sécurité qui ont assuré le ravitaillement, ainsi que la patience et la détermination du peuple malien.
Celui lui, les défis d’importation doivent désormais apparaitre comme des opportunités d’innovation pour une nation debout.
La solidarité sous-régionale s’est également renforcée à travers l’élargissement de la coopération avec le Burkina Faso et le Niger. La mise en place de la force unifiée de l’AES pour protéger les peuples et défendre l’espace commun est l’illustration parfaite de la vitalité de cette coopération.
Une mention a également été faite des tentatives de division et de peur, en plus de la cabale médiatique orchestrée par certains Etats contre le Mali.

Choix stratégique et vision d’avenir : une souveraineté assumée

Face aux groupes armés terroristes et les pressions extérieures, le Mali a choisi d’affirmer pleinement sa souveraineté.
Assimi GOITA a décliné une vision prospective pour 2063, adossée à une stratégie de mise en œuvre 2025-2033, qui vise à faire du Mali une nation souveraine, unie, juste, sécurisée et prospère.
Ce qui est revenu en filigrane dans le discours, c’est aussi la souveraineté systémique : sécuritaire, économique, énergétique, culturelle, monétaire et même narrative. Le concept de Malikura fonctionne comme une marque politique globale, un horizon mobilisateur qui permet de relier le temps court de la Transition à un temps long (2063). Ce glissement est stratégique : il désamorce la critique du provisoire en installant la Transition dans une continuité historique
Le Président GOITA a mis l’emphase sur le combat héroïque des forces armées et de sécurité, grâce auquel des avancées significatives sont enregistrées (zones sécurisées, rétablissement de l’autorité de l’Etat, entre autres).
La renaissance culturelle constitue un pilier de la souveraineté prônée par les autorités de la Transition. Elle se traduit par l’éducation aux valeurs, l’officialisation des langues nationales et la valorisation des légitimités traditionnelles pour renforcer le vivre-ensemble et le développement endogène.

Justice et Gouvernance Vertueuse

Le Président de la Transition a réaffirmé sa volonté de lutter contre la délinquance économique et financière, la corruption et l’impunité. Les services dédiés, en l’occurrence le Pôle National Économique et Financier et l’OCLEI disposent de toutes les ressources pour mener à bien ce et garantir que « nul n’est au-dessus de la loi ».
Au chapitre des reformes, Assimi GOITA a annoncé la poursuite des réformes, conformément à l’esprit des Assises nationales et des recommandations du dialogue inter-malien. La dissolution et l’audit des partis politiques constituent une étape de ces réformes, a-t-il martelé.
En application de l’article 39 de la Constitution, des concertations sont prévues en 2026 autour de l’avant-projet de lois régissant les partis politiques.
Ce qui sous-entend de facto que le retour au jeu classique ne se fera ni rapidement ni à l’identique. Le pouvoir prépare l’opinion à une reconfiguration durable des règles de la compétition politique, sous couvert de refondation.

Sur le positionnement politique général

La Transition se présente comme un pouvoir qui assume le coût politique de décisions impopulaires, mais jugées nécessaires. Le fil conducteur est clair : le Mali traverse une zone de turbulence historique, et l’autorité actuelle se pose comme le seul pilote capable de maintenir le cap.

Sur le terrain économique

Le Président de la Transition a tenté de rassurer sans triomphalisme. Les indicateurs positifs (croissance, inflation maîtrisée, sortie de la liste grise du GAFI) sont utilisés comme preuves de crédibilité internationale, tout en maintenant un discours de défiance vis-à-vis des anciennes dépendances. La renégociation des contrats miniers et la transformation locale des ressources constituent un message direct aux élites économiques : l’État reprend la main, et durablement.
En conclusion, c’est plutôt en architecte d’un nouvel ordre politique qu’en chef de Transition que le Président Assimi GOITA s’est adressé aux maliens.

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Actu locale

Biennale 2025 : la culture au service de l’unité et de la souveraineté

Sous le ciel sahélien de Tombouctou, la Biennale artistique et culturelle 2025 s’est refermée sur une image forte : celle d’un Mali rassemblé autour de sa culture, de sa mémoire et de son avenir. Dans la cité des 333 Saints, les mots du Premier ministre et du ministre de la Culture ont résonné comme un même message, clair et assumé : la culture est aujourd’hui un acte de souveraineté

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Les rideaux sont tombés sur les scènes. Les projecteurs se sont éteints et le calme regagne les salle de spectacle Ali Farka TOURE, remise à neuf pour l’évènement : Tombouctou a refermé la Biennale 2025, (sa biennale), portée par une culture debout et rassembleuse. Mais le message politique et symbolique, lui, résonne encore avec force. Après dix jours de célébrations au cœur de la « Cité des 333 Saints », la Biennale artistique et culturelle 2025 a pris fin, marquant un tournant dans la narration nationale du Mali.

Sous le ciel sahélien de Tombouctou, la Biennale artistique et culturelle 2025 s’est refermée sur une image forte : celle d’un Mali rassemblé autour de sa culture, de sa mémoire et de son avenir. Dans la cité des 333 Saints, les mots du Premier ministre et du ministre de la Culture ont résonné comme un même message, clair et assumé : la culture est aujourd’hui un acte de souveraineté.

Loge officielle de la cérémonie de clôture de la biennale 2025

Prenant la parole au nom du Président de la Transition, le Premier ministre Abdoulaye Maïga a inscrit l’événement dans une lecture profondément nationale. La Biennale, a-t-il rappelé, est « un Mali en miniature », où chaque région donne à voir sa richesse, ses rythmes et ses récits. En choisissant Tombouctou pour la première fois, le pouvoir a voulu poser un symbole fort : celui d’une nation capable de tenir debout, même là où l’histoire récente a laissé des cicatrices. La culture, selon lui, agit comme un ciment, reliant les territoires, les générations et les identités dans un même élan.

Le Premier  Ministre Gal Abdoulaye Maïga lors de la cérémonie d’ouverture de la biennale

Dans la même tonalité, le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a élargi la perspective. Pour lui, la Biennale 2025 dépasse le cadre festif : elle marque une réappropriation de Tombouctou comme espace vivant, ouvert et tourné vers le monde. L’Année de la Culture, décrétée par les autorités, n’est pas un slogan, mais une orientation stratégique. À Tombouctou, cette vision a pris corps à travers les spectacles, le Forum mondial des civilisations et une mobilisation populaire massive.

Mamou DAFFÉ, Ministre de la Culture,de l’Artisanat,de l’Industrie hôtelière et du Tourisme (Discours Biennale 2025)

Les deux discours convergent sur un point essentiel : la culture n’est pas un luxe en période de crise. Elle est une réponse. Une réponse aux fractures, aux peurs et aux discours de marginalisation. Pendant dix jours, Tombouctou a respiré au rythme du Mali et de l’Afrique, accueillant artistes, délégations et visiteurs venus constater que la ville n’est ni figée ni effacée, mais pleinement présente.

Au moment de baisser les rideaux, ni vainqueurs ni vaincus n’ont été désignés. Le seul gagnant, ont insisté les deux responsables, reste le Mali lui-même. Une victoire collective, portée par les artistes, les forces de sécurité, les populations locales et l’ensemble des acteurs mobilisés.

En quittant Tombouctou, les délégations et les officiels ont affiché une certitude : ce n’est pas simplement une édition de la Biennale qui s’est refermée. C’est aussi une nouvelle ère qui s’est ouverte. Celle d’une renaissance culturelle assumée, où la mémoire devient force, et où la culture s’affirme comme un rempart contre tout, alors que des narratifs peu élogieux du Mali provenaient de ça et là, un des derniers espaces de consensus et d’espoir partagé.

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