Actu locale
Mali : 65 ans d’indépendance, retour sur les festivités à Tombouctou
La Place de l’Indépendance de Tombouctou a été le haut lieu de cette commémoration. La cérémonie a débuté vers 9h avec l’arrivée du gouverneur de la région, Bakoun Kanté, accueilli devant la grande porte « Bienvenue à Tombouctou » par Issaka Nazoum, président de la délégation spéciale du Conseil régional, et Yehia Tandina, président de la délégation spéciale de la mairie de la Commune urbaine.
À Tombouctou, les festivités du 22 septembre, date hautement mémorielle, se sont déroulées dans une ambiance de joie et de ferveur. Pour ce 65e anniversaire de l’accession à l’indépendance, comme à l’accoutumée, civils et militaires ont émerveillé le public de la cité des 333 saints.

La Place de l’Indépendance de Tombouctou a été le haut lieu de cette commémoration. La cérémonie a débuté vers 9h avec l’arrivée du gouverneur de la région, Bakoun Kanté, accueilli devant la grande porte « Bienvenue à Tombouctou » par Issaka Nazoum, président de la délégation spéciale du Conseil régional, et Yehia Tandina, président de la délégation spéciale de la mairie de la Commune urbaine.
En compagnie du commandant de zone, le colonel Seydou Niangado, le gouverneur a procédé au dépôt d’une gerbe de fleurs au monument Al Farouk, avant l’exécution de l’hymne des États du Sahel par une chorale militaire, rigoureuse malgré un soleil de plus en plus ardent.
Ville cosmopolite, Tombouctou a mobilisé pour l’occasion des foules venues des quatre coins de la région : notables, personnalités locales et jeunes leaders. Pour Mohamed Ousmane Mahamadoun, membre du CNT, « c’est un jour important pour notre nation. Ce 65ᵉ anniversaire marque la consécration d’une indépendance réaffirmée et d’une souveraineté retrouvée ».
« Que la fête commence »
Le ton a été donné par Bilal Mahamabe Traoré, maître de cérémonie qualifié de tribun populaire. Dans son allocution, il est revenu sur la grandeur légendaire de Tombouctou et son hospitalité, avant de céder la parole au gouverneur Bakoun Kanté, présenté comme « celui qui a réhabilité la Place de l’Indépendance ».
Dans son discours, le gouverneur a dressé le bilan de la Transition, mettant en avant « la montée en puissance de l’armée », les ambitions pour la région de Tombouctou et les efforts du président de la Transition, le général de corps d’armée Assimi Goïta, en faveur du retour de la paix et de la sécurité.

Une foule en liesse
Le moment fort de la journée a été le défilé civil et militaire, attendu par une foule de plus en plus dense. Les organisations de la société civile ont ouvert les festivités sous les applaudissements d’un public enthousiaste. Chaque corporation a défilé selon ses spécificités : transporteurs avec leurs camions chargés de banco, mécaniciens sur des engins réinventés, basketteurs en tenue sportive, ou encore femmes vêtues de leurs habits traditionnels.
Ils ont été suivis par les troupes des 13 cercles de la région, venues participer à la phase regionale de la biennale artistique et culturelle du Mali Tombouctou 2025
La deuxième phase du défilé a été marquée par la parade militaire, précédée d’une fanfare. Les différents corps ont défilé avec une discipline remarquable, impressionnant un public en liesse qui a parfois franchi les barrières de sécurité.Pour Fadi Walet Mahamadoun, femme leader « c’est un moment inoubliable pour les Tombouctiens. Nous nous sommes retrouvés, main dans la main, pour fêter l’indépendance et la paix ».
La réussite de ces célébrations a montré, selon Mohamed Ousmane Ag Mahamadoun, que « la montée en puissance de notre armée n’est pas un slogan creux ».
Actu locale
Tombouctou : le CROCSAD 2026,un diagnostic objectif des defis de la région.
Réunis le 15 avril 2026 à Tombouctou, les acteurs institutionnels, techniques et humanitaires de la région ont pris part à la première session ordinaire du Comité Régional d’Orientation, de Coordination et de Suivi des Actions de Développement (CROCSAD). À cette occasion, le Gouverneur de la région a dressé un tableau sans détour des difficultés actuelles tout en appelant à une mobilisation collective renforcée.
Un contexte régional marqué par des fragilités croissantes
D’entrée de jeu, le chef de l’exécutif régional a souligné que l’année 2026 s’ouvre sur une conjoncture préoccupante. Parmi les principales contraintes évoquées figurent les difficultés d’approvisionnement en carburant, le retrait de certaines ONG, la suspension de financements et la perte d’emplois.
Ces facteurs, selon lui, ont un impact direct sur les conditions de vie des populations, accentuant leur vulnérabilité dans une région déjà éprouvée par des crises multidimensionnelles.
Le FNACT au cœur des priorités de la session
L’un des axes majeurs de cette rencontre reste l’évaluation du Fonds National d’Appui aux Collectivités Territoriales (FNACT). Le Gouverneur a insisté sur la nécessité de faire le bilan des réalisations de 2025 et des années antérieures, tout en projetant les perspectives pour 2026.
Dans la même dynamique, la mobilisation des financements de l’ANICT et la présentation des actions de développement, notamment celles du projet PASEM II dans le secteur de l’élevage, figurent parmi les points clés à l’ordre du jour.
Un appel fort à la coordination des acteurs
Face à la complexité des défis, le Gouverneur a mis l’accent sur la nécessité de renforcer la synergie entre les différents intervenants : services de l’État, collectivités territoriales, partenaires techniques et financiers, ONG et société civile.
Il a notamment exhorté les participants à s’impliquer activement dans les travaux afin d’améliorer la planification, la mise en œuvre et le suivi des projets de développement.
Entre gouvernance et responsabilité des acteurs locaux
Le discours met également en lumière le rôle central des services déconcentrés de l’État dans l’accompagnement des collectivités, notamment à travers le contrôle de légalité et l’appui-conseil.
De leur côté, les responsables locaux sont appelés à faire preuve de davantage d’engagement pour répondre aux attentes des populations, en particulier en matière d’accès aux services sociaux de base.
Une dimension politique affirmée
Le Gouverneur n’a pas manqué de rappeler son alignement avec la vision des autorités de la Transition, réaffirmant son attachement à la sauvegarde de l’intérêt général, conformément aux orientations du Chef de l’État.
Cette référence souligne l’ancrage politique du discours dans le contexte institutionnel actuel du Mali.
Vers des recommandations orientées vers l’impact
En perspective, le Gouverneur a exprimé son souhait de voir émerger, à l’issue de cette session, des recommandations concrètes et opérationnelles, capables d’améliorer l’efficacité des interventions dans la région.
Il a également évoqué l’organisation du Festival Culturel « Tombouctou Lassalterey », confiée aux collectivités territoriales, comme une opportunité de mobilisation et de valorisation culturelle.
Une volonté affichée de transformer les défis en opportunités
En conclusion, ce discours traduit une volonté claire des autorités régionales de faire face aux difficultés par une approche coordonnée et orientée vers les résultats. Toutefois, la réussite de cette ambition dépendra fortement de la capacité des acteurs à maintenir leur engagement dans un contexte de ressources limitées et de retrait progressif de certains partenaires.
Actu locale
Tombouctou, la commune urbaine lance une campagne d’assainissement pour une ville plus propre
La Délégation spéciale de la Commune urbaine de Tombouctou a lancé une vaste campagne d’assainissement destinée à améliorer le cadre de vie des populations et à préserver la santé publique. L’initiative vise à rendre la ville plus propre, plus saine et plus agréable pour l’ensemble des habitants.
Informer la communauté
Dans un communiqué radiodiffusé en français, en songhaï et en tamasheq, les autorités communales appellent les citoyens à adopter de meilleures pratiques d’hygiène et de gestion des déchets afin de protéger l’environnement.
Plusieurs mesures ont été annoncées. Les ordures doivent désormais être déposées uniquement dans les dépôts de transit ou au dépôt final.
Quelles interdictions?
Il est strictement interdit de jeter des déchets dans les rues, les caniveaux, les espaces publics ou les terrains vagues. Les ménages, les commerces et les services sont également invités à maintenir la propreté devant leurs concessions et lieux d’activités.
La divagation des animaux en ville est interdite, tout comme le déversement des eaux usées en plein jour.
Sensibiliser, avertir, sanctionner
La campagne se déroulera en trois phases. Une première phase de sensibilisation de quinze jours sera consacrée à l’information et à la mobilisation des populations autour des bonnes pratiques d’assainissement. Elle sera suivie d’une phase d’avertissement, également de quinze jours, durant laquelle les contrevenants seront rappelés à l’ordre et invités à se conformer aux règles.
Enfin, une phase de sanctions sera appliquée conformément aux textes et règlements en vigueur.
Par ailleurs, la Délégation spéciale invite les associations féminines, les comités de jeunes et les groupements d’intérêt économique (GIE) d’assainissement à s’impliquer aux côtés des chefs de quartiers et des Comités de Développement de Quartier. Un concours sera organisé afin de désigner le quartier le plus propre du mois.
Les autorités communales comptent sur l’engagement et le sens de responsabilité de chaque citoyen pour faire de cette campagne un succès et bâtir une ville propre, saine et exemplaire.
Actu locale
Amadia : les exploitants sommés de payer les redevances
Les responsables de la coopérative paysanne d’Amadia tirent la sonnette d’alarme : le non-paiement des redevances par certains exploitants agricoles compromet fortement les activités. Selon eux, plusieurs paysans accusent jusqu’à trois années d’arriérés d’impayés.
Une situation qui freine sérieusement le fonctionnement de la coopérative. Les leaders de la plaine donnent ainsi un ultimatum : les producteurs concernés ont jusqu’à la fin du mois de mars pour régulariser leur situation. Passé ce délai, les champs des exploitants qui n’auront pas payé leurs redevances pourraient être sevrés d’eau. C’est du moins ce qu’a laissé entendre Khalil Djitteye, le trésorier de la plaine.
La plaine d’Amadia est une zone agricole clé de 400 hectares.
Située à environ 25 km de la ville de Tombouctou, elle est cruciale pour la production de riz, mais aussi de produits de maraîchage, notamment l’oignons, l’échalote et la pomme de terre.
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