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Le blogging au Mali : état des lieux, entre défis et opportunités

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S’il est connu comme un pays de tradition orale, le Mali voit émerger depuis une décennie une nouvelle forme d’expression : le blogging. Son essor est certes encore timide. Toutefois les blogueurs maliens sont devenus au fil des années des acteurs clés dans le paysage médiatique. A l’instar des cercles de discussion entre amis, les célèbres « grins », les blogs sont des espaces d’expression qui bousculent les codes, interpellent les pouvoirs publics, de même qu’ils offrent l’opportunité de discuter et d’échanger sur des thématiques variées.

Passés les tâtonnements des premières heures, le blogging qui est à la base un mode d’expression digitale, est devenu un outil influent de communication, bien que confronté à de nombreux défis structurels et économiques. Alors que la journée internationale du blogging est célébrée le 31 Août, faire l’état des lieux d’un écosystème en mutation s’avère indispensable.


Un paysage numérique en pleine croissance


Force est de reconnaitre qu’au Mali, le développement du blogging est intimement lié au progrès du taux de pénétration d’internet et à l’accessibilité des smartphones. Selon les données de l’Autorité malienne de régulation des télécommunications, des technologies de l’information et de la communication (AMRTP), on estime à plus de 14 millions le nombre d’utilisateurs de téléphones mobiles en 2023, dont une part croissante a accès à l’internet mobile. C’est ce qui a permis à de nombreux jeunes de se lancer dans l’aventure du blogging.


Avec le temps, les blogueurs maliens sont devenus de véritables influenceurs d’opinion, particulièrement actifs lors des mouvements sociaux, des crises politiques ou même des périodes électorales,


Par exemple Malipages.com , l’un des pionniers en la matière, couvre l’actualité générale avec un ton engagé.


Souvent animés par des passionnés, les blogs couvrent des sujets variés : la politique, la culture, l’économie, le sport, et les questions de société. Ils sont devenus une source d’information alternative et complémentaire aux médias traditionnels, offrant un point de vue plus personnel et local.


Les défis à relever pour le blogging malien


Malgré cette dynamique, le blogging au Mali doit faire face à plusieurs obstacles qui entravent son plein épanouissement. Ce sont, entre autres :

La fracture numérique : Bien que l’accès à internet progresse, il reste concentré dans les grandes villes. Les zones rurales sont encore largement déconnectées, limitant la portée des blogueurs et créant un déséquilibre dans l’information.

La viabilité économique : La monétisation des blogs reste un défi majeur. Peu de blogueurs parviennent à vivre de leur activité, faute de publicité locale et de modèles de rémunération adaptés. La plupart le font par passion, en parallèle d’une autre activité.

La liberté d’expression : Les blogueurs, en tant qu’opinionistes, sont parfois confrontés à des pressions, voire à des menaces, lorsqu’ils abordent des sujets sensibles. Le cadre juridique de la liberté de la presse est un enjeu important pour garantir la sécurité et l’indépendance de ces nouveaux acteurs.

Perspectives : des efforts pour que l’avenir soit radieux


Pour surmonter ces défis, des initiatives émergent pour structurer et professionnaliser le blogging. L’Association des Blogueurs du Mali (ABM), par exemple, œuvre pour la formation de ses membres, l’organisation d’événements et la mise en place de partenariats en vue de renforcer leur rôle dans la production d’une information indépendante et citoyenne.


S’agissant toujours des perspectives, elles pourraient également se traduire par l’émergence de plateformes collaboratives ou encore de médias hybrides, entre journalisme et blogging ou des partenariats avec les médias classiques, les ONG et les institutions.


Le futur du blogging malien s’annonce prometteur. Il est fort probable que nous assistions à une spécialisation des blogs, avec des thématiques aussi diverses, attirant des audiences plus ciblées. La montée en puissance des podcasts et de la vidéo, en complément des articles écrits, devrait également enrichir le contenu et diversifier les formats.


En somme, le blogging au Mali n’est pas qu’une simple tendance, c’est une véritable révolution silencieuse qui, avec un soutien adéquat et une consolidation de l’écosystème numérique, a le potentiel de devenir une force motrice pour le développement du pays.

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Tombouctou : le CROCSAD 2026,un diagnostic objectif des defis de la région.

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Réunis le 15 avril 2026 à Tombouctou, les acteurs institutionnels, techniques et humanitaires de la région ont pris part à la première session ordinaire du Comité Régional d’Orientation, de Coordination et de Suivi des Actions de Développement (CROCSAD). À cette occasion, le Gouverneur de la région a dressé un tableau sans détour des difficultés actuelles tout en appelant à une mobilisation collective renforcée.

Un contexte régional marqué par des fragilités croissantes

D’entrée de jeu, le chef de l’exécutif régional a souligné que l’année 2026 s’ouvre sur une conjoncture préoccupante. Parmi les principales contraintes évoquées figurent les difficultés d’approvisionnement en carburant, le retrait de certaines ONG, la suspension de financements et la perte d’emplois.
Ces facteurs, selon lui, ont un impact direct sur les conditions de vie des populations, accentuant leur vulnérabilité dans une région déjà éprouvée par des crises multidimensionnelles.

Le FNACT au cœur des priorités de la session

L’un des axes majeurs de cette rencontre reste l’évaluation du Fonds National d’Appui aux Collectivités Territoriales (FNACT). Le Gouverneur a insisté sur la nécessité de faire le bilan des réalisations de 2025 et des années antérieures, tout en projetant les perspectives pour 2026.
Dans la même dynamique, la mobilisation des financements de l’ANICT et la présentation des actions de développement, notamment celles du projet PASEM II dans le secteur de l’élevage, figurent parmi les points clés à l’ordre du jour.

Un appel fort à la coordination des acteurs

Face à la complexité des défis, le Gouverneur a mis l’accent sur la nécessité de renforcer la synergie entre les différents intervenants : services de l’État, collectivités territoriales, partenaires techniques et financiers, ONG et société civile.
Il a notamment exhorté les participants à s’impliquer activement dans les travaux afin d’améliorer la planification, la mise en œuvre et le suivi des projets de développement.
Entre gouvernance et responsabilité des acteurs locaux
Le discours met également en lumière le rôle central des services déconcentrés de l’État dans l’accompagnement des collectivités, notamment à travers le contrôle de légalité et l’appui-conseil.
De leur côté, les responsables locaux sont appelés à faire preuve de davantage d’engagement pour répondre aux attentes des populations, en particulier en matière d’accès aux services sociaux de base.

Une dimension politique affirmée

Le Gouverneur n’a pas manqué de rappeler son alignement avec la vision des autorités de la Transition, réaffirmant son attachement à la sauvegarde de l’intérêt général, conformément aux orientations du Chef de l’État.
Cette référence souligne l’ancrage politique du discours dans le contexte institutionnel actuel du Mali.

Vers des recommandations orientées vers l’impact

En perspective, le Gouverneur a exprimé son souhait de voir émerger, à l’issue de cette session, des recommandations concrètes et opérationnelles, capables d’améliorer l’efficacité des interventions dans la région.
Il a également évoqué l’organisation du Festival Culturel « Tombouctou Lassalterey », confiée aux collectivités territoriales, comme une opportunité de mobilisation et de valorisation culturelle.

Une volonté affichée de transformer les défis en opportunités

En conclusion, ce discours traduit une volonté claire des autorités régionales de faire face aux difficultés par une approche coordonnée et orientée vers les résultats. Toutefois, la réussite de cette ambition dépendra fortement de la capacité des acteurs à maintenir leur engagement dans un contexte de ressources limitées et de retrait progressif de certains partenaires.

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Tombouctou, la commune urbaine lance une campagne d’assainissement pour une ville plus propre

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La Délégation spéciale de la Commune urbaine de Tombouctou a lancé une vaste campagne d’assainissement destinée à améliorer le cadre de vie des populations et à préserver la santé publique. L’initiative vise à rendre la ville plus propre, plus saine et plus agréable pour l’ensemble des habitants.

Informer la communauté

Dans un communiqué radiodiffusé en français, en songhaï et en tamasheq, les autorités communales appellent les citoyens à adopter de meilleures pratiques d’hygiène et de gestion des déchets afin de protéger l’environnement.
Plusieurs mesures ont été annoncées. Les ordures doivent désormais être déposées uniquement dans les dépôts de transit ou au dépôt final.

Quelles interdictions?

Il est strictement interdit de jeter des déchets dans les rues, les caniveaux, les espaces publics ou les terrains vagues. Les ménages, les commerces et les services sont également invités à maintenir la propreté devant leurs concessions et lieux d’activités.
La divagation des animaux en ville est interdite, tout comme le déversement des eaux usées en plein jour.

Sensibiliser, avertir, sanctionner

La campagne se déroulera en trois phases. Une première phase de sensibilisation de quinze jours sera consacrée à l’information et à la mobilisation des populations autour des bonnes pratiques d’assainissement. Elle sera suivie d’une phase d’avertissement, également de quinze jours, durant laquelle les contrevenants seront rappelés à l’ordre et invités à se conformer aux règles.
Enfin, une phase de sanctions sera appliquée conformément aux textes et règlements en vigueur.
Par ailleurs, la Délégation spéciale invite les associations féminines, les comités de jeunes et les groupements d’intérêt économique (GIE) d’assainissement à s’impliquer aux côtés des chefs de quartiers et des Comités de Développement de Quartier. Un concours sera organisé afin de désigner le quartier le plus propre du mois.


Les autorités communales comptent sur l’engagement et le sens de responsabilité de chaque citoyen pour faire de cette campagne un succès et bâtir une ville propre, saine et exemplaire.

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Amadia : les exploitants sommés de payer les redevances

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Les responsables de la coopérative paysanne d’Amadia tirent la sonnette d’alarme : le non-paiement des redevances par certains exploitants agricoles compromet fortement les activités. Selon eux, plusieurs paysans accusent jusqu’à trois années d’arriérés d’impayés.
Une situation qui freine sérieusement le fonctionnement de la coopérative. Les leaders de la plaine donnent ainsi un ultimatum : les producteurs concernés ont jusqu’à la fin du mois de mars pour régulariser leur situation. Passé ce délai, les champs des exploitants qui n’auront pas payé leurs redevances pourraient être sevrés d’eau. C’est du moins ce qu’a laissé entendre Khalil Djitteye, le trésorier de la plaine.
La plaine d’Amadia est une zone agricole clé de 400 hectares.
Située à environ 25 km de la ville de Tombouctou, elle est cruciale pour la production de riz, mais aussi de produits de maraîchage, notamment l’oignons, l’échalote et la pomme de terre.

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