Actu locale
Tombouctou : Clôture la première édition du concours national de récitation, de mémorisation et de psalmodie du Saint Coran
Dans un silence religieux, les candidats ont émerveillé l’auditoire tant par la douceur de leurs voix que par la précision de leur psalmodie et une maîtrise impressionnante des versets. Les 114 sourates et 6 236 versets du Saint Coran semblaient gravés avec rigueur dans l’esprit de ces jeunes issus des écoles et centres d’apprentissage coranique du pays.

L’association Alqabass a brillamment relevé le défi en organisant la toute première édition du concours national de récitation, de mémorisation et de psalmodie du Saint Coran, placée sous le thème : « L’islam, socle de tolérance et du vivre ensemble. » L’événement, qui s’est tenu le dimanche 17 août 2025 au Centre Ahmed Baba de Tombouctou, a rassemblé 20 candidats issus des 10 régions du Mali. Deux grandes catégories étaient en lice : la mémorisation complète du Coran, et la mémorisation de la moitié.
Une révélation de talents
Dans un silence religieux, les candidats ont émerveillé l’auditoire tant par la douceur de leurs voix que par la précision de leur psalmodie et une maîtrise impressionnante des versets.

Les 114 sourates et 6 236 versets du Saint Coran semblaient gravés avec rigueur dans l’esprit de ces jeunes issus des écoles et centres d’apprentissage coranique du pays. Le jury, ému et impressionné, a eu la difficile tâche de départager des candidats au niveau élevé.
Dans la catégorie de la moitié du Coran, le représentant de Kayes s’est hissé à la première place, suivi de Sikasso et Bamako.
Pour la mémorisation intégrale, le premier prix a été attribué à Issouf Thiam, représentant la région de Ségou. Il est suivi par Bamako (2e) et Koulikoro (3e).
Des récompenses à la hauteur du mérite
Le grand lauréat, Issouf Thiam, repart avec une récompense totale de 510 000 francs CFA, ainsi qu’un billet d’avion pour effectuer la Oumra à La Mecque, un moment spirituel intense pour tout musulman. Tous les autres participants ont également reçu une prime de motivation de 100 000 francs CFA, offerte toutes catégories confondues. « Un geste fort en faveur de la promotion de l’éducation coranique et de la persévérance des jeunes », a souligné la commission d’organisation.
Une immersion dans l’histoire : hommage à l’Université de Sankoré

Dans une mise en scène chargée de symboles, chaque candidat est monté sur scène vêtu d’un boubou traditionnel et coiffé d’un turban blanc, à l’image des étudiants de l’Université de Sankoré au XIVe siècle, à la fin de leur cursus. Un clin d’œil historique salué par le public, marquant une volonté de raviver la mémoire de Tombouctou, cité des 333 saints, jadis centre du savoir islamique. « Il s’agissait de rappeler la grandeur et l’apport considérable de Tombouctou dans l’éducation islamique », a déclaré Hamid Mahamane, maître de cérémonie.
Vers un renouveau de l’enseignement coranique à Tombouctou
Cette première édition a été une riche source d’enseignements pour les maîtres et élèves des écoles coraniques de Tombouctou.A peine finie,elle nourrit les perspectives des uns et des autres. Elle met en lumière l’urgence de concilier les méthodes classiques d’enseignement avec des approches pédagogiques modernes, en usage dans plusieurs centres spécialisés, pour mieux se préparer aux concours nationaux et internationaux. La commission a lancé un appel aux parents d’élèves pour un soutien actif à la formation et à l’évolution de leurs enfants dans ce domaine.
Cap sur 2026 !
Avec cette réussite éclatante, le concours s’impose désormais comme un rendez-vous culturel et religieux majeur à Tombouctou. Tous les regards sont tournés vers la prochaine édition en 2026, dans l’espoir d’y voir éclore de nouveaux talents au service de la Umma.
Actu locale
Tombouctou : le CROCSAD 2026,un diagnostic objectif des defis de la région.
Réunis le 15 avril 2026 à Tombouctou, les acteurs institutionnels, techniques et humanitaires de la région ont pris part à la première session ordinaire du Comité Régional d’Orientation, de Coordination et de Suivi des Actions de Développement (CROCSAD). À cette occasion, le Gouverneur de la région a dressé un tableau sans détour des difficultés actuelles tout en appelant à une mobilisation collective renforcée.
Un contexte régional marqué par des fragilités croissantes
D’entrée de jeu, le chef de l’exécutif régional a souligné que l’année 2026 s’ouvre sur une conjoncture préoccupante. Parmi les principales contraintes évoquées figurent les difficultés d’approvisionnement en carburant, le retrait de certaines ONG, la suspension de financements et la perte d’emplois.
Ces facteurs, selon lui, ont un impact direct sur les conditions de vie des populations, accentuant leur vulnérabilité dans une région déjà éprouvée par des crises multidimensionnelles.
Le FNACT au cœur des priorités de la session
L’un des axes majeurs de cette rencontre reste l’évaluation du Fonds National d’Appui aux Collectivités Territoriales (FNACT). Le Gouverneur a insisté sur la nécessité de faire le bilan des réalisations de 2025 et des années antérieures, tout en projetant les perspectives pour 2026.
Dans la même dynamique, la mobilisation des financements de l’ANICT et la présentation des actions de développement, notamment celles du projet PASEM II dans le secteur de l’élevage, figurent parmi les points clés à l’ordre du jour.
Un appel fort à la coordination des acteurs
Face à la complexité des défis, le Gouverneur a mis l’accent sur la nécessité de renforcer la synergie entre les différents intervenants : services de l’État, collectivités territoriales, partenaires techniques et financiers, ONG et société civile.
Il a notamment exhorté les participants à s’impliquer activement dans les travaux afin d’améliorer la planification, la mise en œuvre et le suivi des projets de développement.
Entre gouvernance et responsabilité des acteurs locaux
Le discours met également en lumière le rôle central des services déconcentrés de l’État dans l’accompagnement des collectivités, notamment à travers le contrôle de légalité et l’appui-conseil.
De leur côté, les responsables locaux sont appelés à faire preuve de davantage d’engagement pour répondre aux attentes des populations, en particulier en matière d’accès aux services sociaux de base.
Une dimension politique affirmée
Le Gouverneur n’a pas manqué de rappeler son alignement avec la vision des autorités de la Transition, réaffirmant son attachement à la sauvegarde de l’intérêt général, conformément aux orientations du Chef de l’État.
Cette référence souligne l’ancrage politique du discours dans le contexte institutionnel actuel du Mali.
Vers des recommandations orientées vers l’impact
En perspective, le Gouverneur a exprimé son souhait de voir émerger, à l’issue de cette session, des recommandations concrètes et opérationnelles, capables d’améliorer l’efficacité des interventions dans la région.
Il a également évoqué l’organisation du Festival Culturel « Tombouctou Lassalterey », confiée aux collectivités territoriales, comme une opportunité de mobilisation et de valorisation culturelle.
Une volonté affichée de transformer les défis en opportunités
En conclusion, ce discours traduit une volonté claire des autorités régionales de faire face aux difficultés par une approche coordonnée et orientée vers les résultats. Toutefois, la réussite de cette ambition dépendra fortement de la capacité des acteurs à maintenir leur engagement dans un contexte de ressources limitées et de retrait progressif de certains partenaires.
Actu locale
Tombouctou, la commune urbaine lance une campagne d’assainissement pour une ville plus propre
La Délégation spéciale de la Commune urbaine de Tombouctou a lancé une vaste campagne d’assainissement destinée à améliorer le cadre de vie des populations et à préserver la santé publique. L’initiative vise à rendre la ville plus propre, plus saine et plus agréable pour l’ensemble des habitants.
Informer la communauté
Dans un communiqué radiodiffusé en français, en songhaï et en tamasheq, les autorités communales appellent les citoyens à adopter de meilleures pratiques d’hygiène et de gestion des déchets afin de protéger l’environnement.
Plusieurs mesures ont été annoncées. Les ordures doivent désormais être déposées uniquement dans les dépôts de transit ou au dépôt final.
Quelles interdictions?
Il est strictement interdit de jeter des déchets dans les rues, les caniveaux, les espaces publics ou les terrains vagues. Les ménages, les commerces et les services sont également invités à maintenir la propreté devant leurs concessions et lieux d’activités.
La divagation des animaux en ville est interdite, tout comme le déversement des eaux usées en plein jour.
Sensibiliser, avertir, sanctionner
La campagne se déroulera en trois phases. Une première phase de sensibilisation de quinze jours sera consacrée à l’information et à la mobilisation des populations autour des bonnes pratiques d’assainissement. Elle sera suivie d’une phase d’avertissement, également de quinze jours, durant laquelle les contrevenants seront rappelés à l’ordre et invités à se conformer aux règles.
Enfin, une phase de sanctions sera appliquée conformément aux textes et règlements en vigueur.
Par ailleurs, la Délégation spéciale invite les associations féminines, les comités de jeunes et les groupements d’intérêt économique (GIE) d’assainissement à s’impliquer aux côtés des chefs de quartiers et des Comités de Développement de Quartier. Un concours sera organisé afin de désigner le quartier le plus propre du mois.
Les autorités communales comptent sur l’engagement et le sens de responsabilité de chaque citoyen pour faire de cette campagne un succès et bâtir une ville propre, saine et exemplaire.
Actu locale
Amadia : les exploitants sommés de payer les redevances
Les responsables de la coopérative paysanne d’Amadia tirent la sonnette d’alarme : le non-paiement des redevances par certains exploitants agricoles compromet fortement les activités. Selon eux, plusieurs paysans accusent jusqu’à trois années d’arriérés d’impayés.
Une situation qui freine sérieusement le fonctionnement de la coopérative. Les leaders de la plaine donnent ainsi un ultimatum : les producteurs concernés ont jusqu’à la fin du mois de mars pour régulariser leur situation. Passé ce délai, les champs des exploitants qui n’auront pas payé leurs redevances pourraient être sevrés d’eau. C’est du moins ce qu’a laissé entendre Khalil Djitteye, le trésorier de la plaine.
La plaine d’Amadia est une zone agricole clé de 400 hectares.
Située à environ 25 km de la ville de Tombouctou, elle est cruciale pour la production de riz, mais aussi de produits de maraîchage, notamment l’oignons, l’échalote et la pomme de terre.
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