Actu nationale
Tentative de déstabilisation de la transition : le CIGMA revient sur certains détails.
Le Centre d’Information Gouvernementale du Mali a tenu dans ses locaux un point de presse ce vendredi 15 août 2025 sur la tentative de déstabilisation de la transition.Ce rendez-vous avec les journalistes avait pour finalité d’informer davantage sur les personnes arrêtées.
Au cours de ce point, des éléments ‘informations supplémentaires ont été fournis,notamment au sujet de Yann Christian Bernard Vézilier, membre des services de renseignement français arrivé au il y a de cela un an comme diplomate, précisément en tant que deuxième Secrétaire de l’ambassade de France au Mali.
Aux dires du directeur du centre,son rôle serait de préparer et d’exécuter un plan de déstabilisation du pays. Dans ce cadre ,il a rencontré discrètement de nombreux acteurs politiques et de la société civile.L’homme se rendait dans plusieurs grins pour recueillir l’avis des jeunes et des femmes sur la gestion de la transition. L’objectif de cette opération est de faire revenir les anciens partenaires du Mali, notamment la France, selon le directeur du centre d’information gouvernementale du Mali.
C’est ainsi qu’à partir du 1 er août, les Les services de renseignement maliens, après avoir réuni les preuves, commencent les arrestations. Plusieurs militaires en service et anciens militaires radiés sont appréhendés. Le 7 août 2025, la générale Néma Sagara fut arrêtée. Quant au général Abass Dembélé,son arrestation intervient trois jours plus tard,soit le 10 Août.
Les enquêtes se poursuivent afin de retrouver les complices.
Actu nationale
Journée Mondiale de la Terre : entre urgence et sensibilisation au Mali
À l’occasion de la Journée mondiale de la Terre, célébrée chaque 22 avril depuis 1979, la question environnementale revient au cœur des débats. Au-delà des discours et des gestes symboliques, une interrogation persiste : l’engagement est-il à la hauteur de l’urgence climatique ?
Une crise bien réelle au Mali
Au Mali, les effets du changement climatique ne relèvent plus de projections lointaines. Avancée du désert, sécheresse, érosion des sols, pollution plastique : ces phénomènes dégradent concrètement les conditions de vie, en milieu rural comme urbain.
Selon le Plan national de neutralité en matière de dégradation des terres, la situation est préoccupante : les terres cultivées subissent une détérioration multiple : éolienne, chimique, physique, biologique, aggravée par les eaux de ruissellement. Cette dégradation représenterait plus de 31 % du PIB chaque année, d’après un rapport publié en 2020.
Une mobilisation citoyenne en première ligne
Face à ces défis, la société civile tente de combler les manques. Associations, ONG et citoyens multiplient les initiatives : reboisement, opérations de nettoyage, campagnes de sensibilisation.
Pour Bintou DICKO, présidente d’une association de jeunes femmes engagées à Tombouctou, l’action doit dépasser les paroles :
« Planter un arbre et sensibiliser les communautés à son entretien est un devoir pour tout citoyen. On ne doit plus se limiter aux discours, il faut agir. »

Des engagements internationaux encore insuffisants
À l’échelle mondiale, la lutte contre le réchauffement climatique s’organise notamment lors des grandes conférences comme la Conférence des Parties. Pourtant, entre les promesses et leur mise en œuvre, le décalage reste important.
Ahmed Ag MOHAMED, négociateur climatique et membre de Jeunes Voix du Sahel, pointe les difficultés d’accès aux financements :
« Les fonds existent, mais ils sont souvent difficiles d’accès, avec de nombreuses conditions. Beaucoup d’engagements restent des promesses, alors que les besoins sont urgents. »
Il plaide pour un renforcement des capacités du Mali en matière de négociation, une meilleure structuration des projets et une valorisation des solutions locales, notamment la restauration des terres.

Les médias face à leur responsabilité
Dans ce contexte, les médias ont un rôle clé à jouer. Informer, alerter, rendre compréhensibles des enjeux complexes : le journalisme environnemental apparaît comme un levier essentiel pour mobiliser l’opinion.
Le journaliste Albert Karim Traoré regrette toutefois un manque d’attention :
« Les questions environnementales sont encore sous-traitées, alors qu’elles concernent directement le quotidien des populations. »
Il souligne également les difficultés croissantes d’accès à l’information fiable, dans un contexte marqué par la désinformation et la rareté des sources crédibles.
Une responsabilité collective
Au-delà des institutions, la lutte contre le changement climatique repose aussi sur des actions individuelles : réduire les déchets, préserver l’eau, protéger les ressources naturelles.
Au Mali comme ailleurs, l’urgence est tangible. La question n’est plus de savoir s’il faut agir, mais comment le faire efficacement, et surtout, dans quel délai.
Actu nationale
NÉCROLOGIE : Le monde des Arts et de la Culture endeuillé
C’est la triste nouvelle qui est venue briser le calme de ce samedi ,dernier jour du mois de Février.
Boncana MAIGA,plus connu sous le nom de Maestro Boncana, vient de tirer sa révérence ce jour à 5h du matin à la Clinique Pasteur.
La nouvelle de sa disparition a été rendue publique par sa famille.
Le natif de Gao s’est distingué sur la scène musicale malienne et internationale avec son tube « Mariétou »,qu’il reprendra plus tard avec de nombreux groupes musicaux.
Sa carrière musicale l’a conduit aux quatre coins du monde et lui a valu de collaborer avec le prestigieux groupe AFRICANDO.
Boncana MAIGA a éminemment contribué à l’éclosion de nombreux talents musicaux sur la scène nationale à travers « Toun ka gouna « ,un show télévisé.
C’est une figure majeure de la musique malienne et africaine qui nous quitte définitivement.
À sa famille et au monde de la musique,la rédaction d’Horizons7 exprime ses sincères condoléances.
Dors en paix,l’artiste !
Actu nationale
Décryptage : que retenir des vœux du Nouvel an du Président de la Transition du Mali ?
Au seuil du Nouvel An 2026, le Président de la Transition du Mali, le Général d’Armée Assimi GOITA a fait une adresse solennelle à la nation malienne. Dans ses propos, le Chef de l’État est revenu notamment sur les défis aux plans sécuritaires et politiques du pays. D’autres aspects ont également été abordés dans le discours d’une vingtaine de minutes, diffusé sur la télévision nationale. Entre autres les avancées de la Transition, la souveraineté nationale et les perspectives pour l’année 2026. Décryptage
Au-delà du discours rituel institutionnel, l’adresse du Président de la Transition aux citoyens est un document de pilotage politique, pensé comme un acte de cadrage, de justification et de projection.
Bilan de l’année 2025 : résilience face aux épreuves
Le Général d’Armée et Président de la Transition a qualifié 2025 d’année d’épreuves, notamment sur les plans énergétique et économique, marquée par les perturbations en approvisionnement. Le pays a subi des perturbations importantes en carburant à la suite d’attaques contre des convois vitaux.
Le Président a salué la bravoure des opérateurs économiques, des chauffeurs et des forces de sécurité qui ont assuré le ravitaillement, ainsi que la patience et la détermination du peuple malien.
Celui lui, les défis d’importation doivent désormais apparaitre comme des opportunités d’innovation pour une nation debout.
La solidarité sous-régionale s’est également renforcée à travers l’élargissement de la coopération avec le Burkina Faso et le Niger. La mise en place de la force unifiée de l’AES pour protéger les peuples et défendre l’espace commun est l’illustration parfaite de la vitalité de cette coopération.
Une mention a également été faite des tentatives de division et de peur, en plus de la cabale médiatique orchestrée par certains Etats contre le Mali.
Choix stratégique et vision d’avenir : une souveraineté assumée
Face aux groupes armés terroristes et les pressions extérieures, le Mali a choisi d’affirmer pleinement sa souveraineté.
Assimi GOITA a décliné une vision prospective pour 2063, adossée à une stratégie de mise en œuvre 2025-2033, qui vise à faire du Mali une nation souveraine, unie, juste, sécurisée et prospère.
Ce qui est revenu en filigrane dans le discours, c’est aussi la souveraineté systémique : sécuritaire, économique, énergétique, culturelle, monétaire et même narrative. Le concept de Malikura fonctionne comme une marque politique globale, un horizon mobilisateur qui permet de relier le temps court de la Transition à un temps long (2063). Ce glissement est stratégique : il désamorce la critique du provisoire en installant la Transition dans une continuité historique
Le Président GOITA a mis l’emphase sur le combat héroïque des forces armées et de sécurité, grâce auquel des avancées significatives sont enregistrées (zones sécurisées, rétablissement de l’autorité de l’Etat, entre autres).
La renaissance culturelle constitue un pilier de la souveraineté prônée par les autorités de la Transition. Elle se traduit par l’éducation aux valeurs, l’officialisation des langues nationales et la valorisation des légitimités traditionnelles pour renforcer le vivre-ensemble et le développement endogène.
Justice et Gouvernance Vertueuse
Le Président de la Transition a réaffirmé sa volonté de lutter contre la délinquance économique et financière, la corruption et l’impunité. Les services dédiés, en l’occurrence le Pôle National Économique et Financier et l’OCLEI disposent de toutes les ressources pour mener à bien ce et garantir que « nul n’est au-dessus de la loi ».
Au chapitre des reformes, Assimi GOITA a annoncé la poursuite des réformes, conformément à l’esprit des Assises nationales et des recommandations du dialogue inter-malien. La dissolution et l’audit des partis politiques constituent une étape de ces réformes, a-t-il martelé.
En application de l’article 39 de la Constitution, des concertations sont prévues en 2026 autour de l’avant-projet de lois régissant les partis politiques.
Ce qui sous-entend de facto que le retour au jeu classique ne se fera ni rapidement ni à l’identique. Le pouvoir prépare l’opinion à une reconfiguration durable des règles de la compétition politique, sous couvert de refondation.
Sur le positionnement politique général
La Transition se présente comme un pouvoir qui assume le coût politique de décisions impopulaires, mais jugées nécessaires. Le fil conducteur est clair : le Mali traverse une zone de turbulence historique, et l’autorité actuelle se pose comme le seul pilote capable de maintenir le cap.
Sur le terrain économique
Le Président de la Transition a tenté de rassurer sans triomphalisme. Les indicateurs positifs (croissance, inflation maîtrisée, sortie de la liste grise du GAFI) sont utilisés comme preuves de crédibilité internationale, tout en maintenant un discours de défiance vis-à-vis des anciennes dépendances. La renégociation des contrats miniers et la transformation locale des ressources constituent un message direct aux élites économiques : l’État reprend la main, et durablement.
En conclusion, c’est plutôt en architecte d’un nouvel ordre politique qu’en chef de Transition que le Président Assimi GOITA s’est adressé aux maliens.
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