Actu locale
Recap de la semaine
1- Choguel Kokalla MAIGA sous mandat de dépôt
Placé en garde à vue depuis le mardi 12 août 2025, l’ancien Premier ministre du Mali, Choguel Kokalla MAIGA, également président du Comité stratégique du M5, a été placé sous mandat de dépôt par la justice malienne le mardi 19 Aout. C’est son avocat, Me Cheick Oumar Konaré qui a annoncé
Sinon confirmé la nouvelle dont les réseaux sociaux s’étaient déjà emparés.
Selon ce dernier, Maïga a été présenté le 19 août à la chambre d’instruction de la Cour suprême, après une garde à vue d’une semaine au Pôle économique et financier (12 au 19 août). La juridiction lui a notifié les faits d’atteinte aux biens publics retenus par le procureur général avant de décider de son incarcération.
Un fait est cependant à noter : aucune date précise n’a pas encore été communiquée quant au procès.
A titre de rappel, Choguel MAIGA avait été démis de ses fonctions de Premier ministre en novembre 2024, peu après avoir émis des critiques à l’encontre des autorités en place, notamment sur le report des élections.
2- Pré-lancement de la biennale artistique et culturelle du Mali « Tombouctou 2025 »
La cérémonie de pré-lancement de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou 2025 s’est tenue le mardi 19 août 2025 dans la salle des banquets du Centre International de Conférences de Bamako (CICB). La salle était comble, signe de l’intérêt et de l’attente que suscite cet événement. La rencontre était présidée par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou DAFFÉ.
Au-delà de montrer l’importance de la Biennale pour la culture, la paix et le développement du Mali, cette cérémonie de pré-lancement est un appel à une mobilisation générale pour faire de cet événement un succès pour clôturer en beauté l’année de la Culture décrétée par Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOITA, président de la Transition, Chef de l’Etat.
3- Présentation du rapport du SIGRH : 36.000 fonctionnaires absents
36.000. C’est le nombre de fonctionnaires maliens qui manquent à l’appel après la campagne l’identification physique et biométrique.
Le rapport final du Système Intégré de Gestion des Ressources Humaines, remis au président Assimi GOITA révèle que 36 151 sur les 158 317 agents recensés dans la fonction publique de l’État et des collectivités territoriales, ne se sont pas présentés lors de l’identification physique et biométrique.
Ces absences représentent 4,57 % de la masse salariale, soit environ 48,28 milliards de FCFA par an. Les autorités ont accordé un délai de trois mois aux agents concernés pour régulariser leur situation, sous peine de sanctions administratives.
4- Célébration de la journée mondiale de l’aide humanitaire à Tombouctou
Le 19 août marque la Journée mondiale de l’aide humanitaire. Dans l’actuel contexte de crises internationales, plus de 300 millions de personnes dépendent de l’aide humanitaire selon les chiffres fournis par l’ONU
A Tombouctou, la place de l’Indépendance de Tombouctou a servi de cadre à la célébration de cette journée. L’événement a réuni les acteurs humanitaires, les autorités locales et les communautés. Discours, sketch et un match de football ont été les activités phares de la célébration de cette journée.
Sidi Ahmed Adiawiakoye, le responsable du sous-bureau d’OCHA à Tombouctou affirme que « la réponse humanitaire dans les régions de Tombouctou et Taoudéni continue d’opérer, souvent grâce à des partenariats solides entre les agences internationales, les ONG locales et les autorités de l’État ».
En plus des travailleurs humanitaires tués en 2024, des centaines d’autres ont été blessés, kidnappés ou détenus. Le Mali a enregistré, au 31 Juillet 2025, plus de 40 attaques ayant ciblé des humanitaires. La plus récente est celle survenue dans la région de San. Elle a fait 02 victimes.
5- Mission conjointe du Commissariat à la sécurité alimentaire et les agences onusiennes (PAM – FAO)
Les 22 et 23 Août, une mission conjointe du ministre-commissaire à la sécurité alimentaire et des agences du système des Nations unies (PAM & FAO) a séjourné à Tombouctou.
L’objectif de la visite était d’évaluer directement la situation sur le terrain, apporter un appui aux communautés affectées par les inondations mais aussi coordonner les efforts pour une meilleure réponse aux défis, notamment dans les secteurs de l’agriculture et l’élevage. Les échanges avec les autorités locales et les services techniques ont permis aux visiteurs de de s’enquérir de la concrétisation des initiatives pour une meilleure campagne agricole et une véritable sécurité alimentaire.
6- Sport – Basketball : Le Mali en finale de l’Afro basket masculin
Pour la première fois de son histoire pourtant glorieuse, l’équipe masculine senior de basket accède à la finale de l’Afro basket.
Les Aigles signent un exploit historique au terme de leur victoire sur le Sénégal battu par 88 points à 80.Les basketteurs maliens avaient démarré la complétion avec des prestations moyennes critiquées par les analystes sportifs et les amateurs.
Impressionnant en quarts de finale face à la Côte d’Ivoire, battue 102 à 96 après prolongations.
Au-delà des prestations individuelles, c’est la combativité et l’organisation collective des Aigles qui est la recette de ce parcours.
Des armes qu’il faudra associé à la motivation pour battre l’Angola, pays hôte, qui a arraché sa qualification en finale, en dominant le Cameroun d’un petit point (74-73).
Depuis 1999, le Mali n’avait plus joué une demi-finale d’Afro basket chez les Seniors.
Autant dire que les garçons ont toutes les raisons d’être surmotivés pour cette première finale qu’ils ont l’opportunité de jouer et de gagner. Jusque-là, le palmarès le plus significatif des Aigles est une médaille de bronze gagnée en 1972.
Cette équipe doit donc nous permettre d’ouvrir un nouveau chapitre. Un trophée continental est la plus belle manière d’écrire la première page de ce chapitre.
Actu locale
Tombouctou : le CROCSAD 2026,un diagnostic objectif des defis de la région.
Réunis le 15 avril 2026 à Tombouctou, les acteurs institutionnels, techniques et humanitaires de la région ont pris part à la première session ordinaire du Comité Régional d’Orientation, de Coordination et de Suivi des Actions de Développement (CROCSAD). À cette occasion, le Gouverneur de la région a dressé un tableau sans détour des difficultés actuelles tout en appelant à une mobilisation collective renforcée.
Un contexte régional marqué par des fragilités croissantes
D’entrée de jeu, le chef de l’exécutif régional a souligné que l’année 2026 s’ouvre sur une conjoncture préoccupante. Parmi les principales contraintes évoquées figurent les difficultés d’approvisionnement en carburant, le retrait de certaines ONG, la suspension de financements et la perte d’emplois.
Ces facteurs, selon lui, ont un impact direct sur les conditions de vie des populations, accentuant leur vulnérabilité dans une région déjà éprouvée par des crises multidimensionnelles.
Le FNACT au cœur des priorités de la session
L’un des axes majeurs de cette rencontre reste l’évaluation du Fonds National d’Appui aux Collectivités Territoriales (FNACT). Le Gouverneur a insisté sur la nécessité de faire le bilan des réalisations de 2025 et des années antérieures, tout en projetant les perspectives pour 2026.
Dans la même dynamique, la mobilisation des financements de l’ANICT et la présentation des actions de développement, notamment celles du projet PASEM II dans le secteur de l’élevage, figurent parmi les points clés à l’ordre du jour.
Un appel fort à la coordination des acteurs
Face à la complexité des défis, le Gouverneur a mis l’accent sur la nécessité de renforcer la synergie entre les différents intervenants : services de l’État, collectivités territoriales, partenaires techniques et financiers, ONG et société civile.
Il a notamment exhorté les participants à s’impliquer activement dans les travaux afin d’améliorer la planification, la mise en œuvre et le suivi des projets de développement.
Entre gouvernance et responsabilité des acteurs locaux
Le discours met également en lumière le rôle central des services déconcentrés de l’État dans l’accompagnement des collectivités, notamment à travers le contrôle de légalité et l’appui-conseil.
De leur côté, les responsables locaux sont appelés à faire preuve de davantage d’engagement pour répondre aux attentes des populations, en particulier en matière d’accès aux services sociaux de base.
Une dimension politique affirmée
Le Gouverneur n’a pas manqué de rappeler son alignement avec la vision des autorités de la Transition, réaffirmant son attachement à la sauvegarde de l’intérêt général, conformément aux orientations du Chef de l’État.
Cette référence souligne l’ancrage politique du discours dans le contexte institutionnel actuel du Mali.
Vers des recommandations orientées vers l’impact
En perspective, le Gouverneur a exprimé son souhait de voir émerger, à l’issue de cette session, des recommandations concrètes et opérationnelles, capables d’améliorer l’efficacité des interventions dans la région.
Il a également évoqué l’organisation du Festival Culturel « Tombouctou Lassalterey », confiée aux collectivités territoriales, comme une opportunité de mobilisation et de valorisation culturelle.
Une volonté affichée de transformer les défis en opportunités
En conclusion, ce discours traduit une volonté claire des autorités régionales de faire face aux difficultés par une approche coordonnée et orientée vers les résultats. Toutefois, la réussite de cette ambition dépendra fortement de la capacité des acteurs à maintenir leur engagement dans un contexte de ressources limitées et de retrait progressif de certains partenaires.
Actu locale
Tombouctou, la commune urbaine lance une campagne d’assainissement pour une ville plus propre
La Délégation spéciale de la Commune urbaine de Tombouctou a lancé une vaste campagne d’assainissement destinée à améliorer le cadre de vie des populations et à préserver la santé publique. L’initiative vise à rendre la ville plus propre, plus saine et plus agréable pour l’ensemble des habitants.
Informer la communauté
Dans un communiqué radiodiffusé en français, en songhaï et en tamasheq, les autorités communales appellent les citoyens à adopter de meilleures pratiques d’hygiène et de gestion des déchets afin de protéger l’environnement.
Plusieurs mesures ont été annoncées. Les ordures doivent désormais être déposées uniquement dans les dépôts de transit ou au dépôt final.
Quelles interdictions?
Il est strictement interdit de jeter des déchets dans les rues, les caniveaux, les espaces publics ou les terrains vagues. Les ménages, les commerces et les services sont également invités à maintenir la propreté devant leurs concessions et lieux d’activités.
La divagation des animaux en ville est interdite, tout comme le déversement des eaux usées en plein jour.
Sensibiliser, avertir, sanctionner
La campagne se déroulera en trois phases. Une première phase de sensibilisation de quinze jours sera consacrée à l’information et à la mobilisation des populations autour des bonnes pratiques d’assainissement. Elle sera suivie d’une phase d’avertissement, également de quinze jours, durant laquelle les contrevenants seront rappelés à l’ordre et invités à se conformer aux règles.
Enfin, une phase de sanctions sera appliquée conformément aux textes et règlements en vigueur.
Par ailleurs, la Délégation spéciale invite les associations féminines, les comités de jeunes et les groupements d’intérêt économique (GIE) d’assainissement à s’impliquer aux côtés des chefs de quartiers et des Comités de Développement de Quartier. Un concours sera organisé afin de désigner le quartier le plus propre du mois.
Les autorités communales comptent sur l’engagement et le sens de responsabilité de chaque citoyen pour faire de cette campagne un succès et bâtir une ville propre, saine et exemplaire.
Actu locale
Amadia : les exploitants sommés de payer les redevances
Les responsables de la coopérative paysanne d’Amadia tirent la sonnette d’alarme : le non-paiement des redevances par certains exploitants agricoles compromet fortement les activités. Selon eux, plusieurs paysans accusent jusqu’à trois années d’arriérés d’impayés.
Une situation qui freine sérieusement le fonctionnement de la coopérative. Les leaders de la plaine donnent ainsi un ultimatum : les producteurs concernés ont jusqu’à la fin du mois de mars pour régulariser leur situation. Passé ce délai, les champs des exploitants qui n’auront pas payé leurs redevances pourraient être sevrés d’eau. C’est du moins ce qu’a laissé entendre Khalil Djitteye, le trésorier de la plaine.
La plaine d’Amadia est une zone agricole clé de 400 hectares.
Située à environ 25 km de la ville de Tombouctou, elle est cruciale pour la production de riz, mais aussi de produits de maraîchage, notamment l’oignons, l’échalote et la pomme de terre.
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