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Actu locale

Le Salon Régional de l’Entrepreneuriat Féminin (SAREF) à Tombouctou : Un coup de pouce à l’autonomisation

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La Chambre de Commerce de Tombouctou a accueilli du 6 au 7 Septembre la première édition du Salon Régional de l’Entrepreneuriat Féminin (SAREF), une initiative de l’Organisation Femmes Espoir du Mali (OFEM) qui vise à dynamiser le secteur et à soutenir les femmes entrepreneures de la région. Le SAREF, la première initiative locale entièrement dédiée à l’entrepreneuriat féminin, a été un véritable succès selon les organisateurs.

Un succès salué par les organisateurs

Aïssa HARBER, la secrétaire générale de l’OFEM, a exprimé sa satisfaction, soulignant la participation massive des femmes dès le premier jour, ce qui a permis d’atteindre les objectifs fixés. Elle a rappelé que le SAREF est une opportunité pour toutes les femmes de la région d’innover et d’entreprendre pour contribuer à leur propre autonomisation.

Aissa HARBER, secrétaire générale de L’OFEM

Défis et solutions au cœur des débats

Le salon a abordé des questions cruciales lors de deux panels de discussion. Les participants ont notamment exploré les moyens de relancer l’entrepreneuriat féminin en surmontant les barrières socioculturelles et le rôle de l’entrepreneuriat féminin dans la réduction des inégalités économiques. En effet, la ville de Tombouctou ne facilite pas toujours les initiatives des femmes, qui font face à des préjugés sociaux et à la catégorisation des emplois.
Malgré ces défis, des entrepreneures comme Diahara TOURE de Dia Style, Haoussa TANDINA de Mariam Brique, et Fadimata YATTARA de Bouctou Soudure, ne baissent pas les bras. Diahara TOURE, en particulier, a insisté sur l’importance de la confiance en soi et de la recherche de partenaires pour réussir.
Ousmane Maiga, le coordinateur d’AMASSA Afrique Vert, estime de son côté que la réussite de l’entrepreneuriat féminin dépend de plusieurs facteurs clés : la sensibilisation, l’accès à des fonds de soutien et le renforcement des capacités des femmes. Il a également pointé du doigt une tendance où certaines femmes perçoivent l’entrepreneuriat comme une simple recherche d’assistance pour revendre l’équipement reçu, au lieu de développer une activité réelle. Diahara Touré a fait écho à cette préoccupation, notant que malgré les nombreuses assistances, certaines femmes ne s’engagent pas dans les activités prévues après avoir reçu un financement.

Panel de discussions sur l’entrepreneuriat féminin

La soirée du mérite pour récompenser l’excellence


La première édition du SAREF s’est conclue par la Nuit du mérite, une cérémonie qui a récompensé les femmes d’exception dans cinq catégories : Femme d’impact, Jeune entrepreneure, Femme rurale, Leadership féminin, et Durabilité et économie verte.

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Tonka endeuillée à nouveau : un directeur de médersa exécuté en public

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La ville de Tonka est une fois de plus plongée dans la douleur. Abdoul Salam Maïga, directeur d’une médersa locale, a été froidement assassiné en pleine rue par des individus armés.
D’après plusieurs témoins, la victime se trouvait avec ses proches au marché lorsque ses bourreaux ont fait irruption. Ils l’ont contraint à les suivre, avant de revenir quelques minutes plus tard avec lui, les yeux bandés. Il a été exécuté sur place, sous les yeux de personnes présentes sur les lieux.
Ce drame vient raviver une blessure encore ouverte au sein d’une communauté déjà meurtrie par une succession de violences. En novembre dernier, Mariam Cissé avait été enlevée puis assassinée. Fin mars, Amadou Diadié Baby, dit Marco, avait à son tour été abattu devant sa boutique par des hommes armés.
Ces meurtres à répétition installent durablement un sentiment de terreur et d’insécurité dans la ville, laissant ses habitants dans une angoisse profonde face à une violence qui ne semble pas vouloir s’arrêter.

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Commune urbaine de Tombouctou : les commerçants s’insurgent contre la décision de la mairie

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La tension monte à Tombouctou après l’inauguration officielle de la nouvelle gare routière par le président de la Délégation spéciale de la Commune urbaine, ce mardi 12 mai 2026. À peine la cérémonie terminée, une vague de contestation a éclaté dans plusieurs marchés de la ville, où des commerçants dénoncent une décision municipale qu’ils jugent « inadéquate » et « sans fondements ».

Au cœur de la polémique, le mot d’ordre annoncé par les autorités communales :
« Désormais, il est formellement interdit de débarquer ou de prendre des passagers en dehors de la gare routière.»

Une mesure qui vise, selon les autorités, à mieux organiser le transport urbain et interurbain, fluidifier la circulation et renforcer le contrôle des activités liées au transport. Mais du côté des commerçants, cette décision est perçue comme une menace directe contre leurs activités économiques.

Une ville paralysée

Ce mardi matin, Tombouctou s’est réveillée dans une atmosphère inhabituelle. Plusieurs boutiques sont restées fermées dans différents marchés de la ville, donnant l’image d’une véritable « ville morte ». Des commerçants et certains acteurs économiques ont observé un mouvement de protestation pour exprimer leur désaccord face à la nouvelle réglementation.

Les marchés et les rues habituellement animées ont laissé place à un calme pesant. Des habitants affirment n’avoir jamais vu une telle paralysie depuis plusieurs mois.
Selon certains commerçants rencontrés sur place, l’obligation de centraliser toutes les opérations de débarquement et d’embarquement à la gare routière risque de réduire considérablement l’affluence dans certaines zones commerciales qui vivaient essentiellement du passage des voyageurs.
« Beaucoup de familles dépendent des activités générées autour des points d’arrêt habituels des véhicules. Cette décision va étouffer nos commerces », déplore un vendeur du grand marché.

Une décision qui divise

Si certains citoyens saluent une volonté de mettre de l’ordre dans le secteur du transport, d’autres estiment que la mairie aurait dû engager davantage de concertations avec les acteurs concernés avant l’application de cette mesure.
Des voix s’élèvent également pour demander un délai d’adaptation ainsi qu’un accompagnement des commerçants impactés.
Pour l’heure, les autorités communales n’ont pas encore officiellement réagi à cette mobilisation. Toutefois, plusieurs observateurs craignent une montée des tensions si un dialogue n’est pas rapidement engagé entre la mairie et les représentants des commerçants.

Cette situation intervient dans un contexte socio-économique déjà fragile, où de nombreux ménages peinent à faire face à la baisse des activités économiques dans la région surtout à quelques jours de la Tabaski.
En attendant une éventuelle médiation, Tombouctou retient son souffle face à une crise qui met en lumière les défis liés à la réorganisation urbaine et à la gestion des activités économiques locales.

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Tonka : les enseignants annoncent un arrêt de travail et dénoncent la gestion du CAP

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La tension monte dans le secteur éducatif à Tonka, dans la région de Tombouctou. La Synergie locale des syndicats des enseignants (SYNEFCT et SYNATEM) a annoncé un arrêt de travail  sur toute l’étendue de la circonscription du Centre d’Animation Pédagogique (CAP) de Tonka.

Dans une correspondance adressée au préfet, les syndicats justifient cette décision par ce qu’ils qualifient de « mauvaise foi » du Directeur du CAP (DCAP) dans la gestion des préoccupations des enseignants. Ils dénoncent également l’absentéisme du responsable, le manque de collaboration avec les syndicats ainsi que la dégradation des conditions de travail.

Parmi les griefs évoqués figurent les intimidations et humiliations présumées subies par certains enseignants lors des suivis pédagogiques, la transformation des missions d’encadrement en opérations de contrôle jugées « policières », l’exclusion des syndicats dans certaines prises de décisions administratives et pédagogiques, ainsi que l’insuffisance de matériels didactiques dans plusieurs écoles.

La Synergie locale déplore aussi la pénurie d’enseignants dans la circonscription, tout en estimant que le nombre de conseillers pédagogiques reste élevé. Elle réclame par ailleurs l’installation effective du CAP à Tonka ville, jugeant que les raisons sécuritaires avancées jusque-là ne sont plus valables.

Dans leurs revendications, les syndicats exigent notamment la fin des intimidations contre les enseignants, le retour à un encadrement pédagogique plus formatif, l’implication des représentants syndicaux dans les décisions concernant le personnel, la dotation urgente des écoles en matériels didactiques, le redéploiement d’enseignants pour combler le déficit, ainsi que le départ immédiat du DCAP.

En réponse à la lettre des syndicats datée du 21 avril 2026, le Directeur du CAP de Tonka a déclaré la correspondance « irrecevable ». Dans sa réponse du 8 mai 2026, il estime que le contenu de la lettre ne respecte pas les usages administratifs et contient des expressions « désobligeantes et belliqueuses ». Le responsable affirme toutefois rester ouvert au dialogue et à la collaboration.

Toutefois, des sources proches du dossier indiquent que des négociations devraient s’ouvrir au cours du week-end entre les différentes parties afin de tenter de trouver une issue favorable à cette crise. Les autorités administratives et éducatives chercheraient ainsi à éviter une paralysie des activités scolaires dans la circonscription de Tonka.

Malgré cette perspective de dialogue, la Synergie locale maintient pour l’instant sa menace d’arrêt de travail jusqu’à satisfaction de ses doléances. Cette situation fait craindre des perturbations dans le fonctionnement des écoles de la circonscription dans les prochains jours.

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