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L’accord commercial avec l’Afrique rétabli par l’administration américaine

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L’AGOA (African Growth and Opportunity Act), qui exempte de taxes de douanes de nombreux produits importés aux États-Unis par les pays africains, vient d’être reconduit jusqu’à la fin de 2026.
Une bonne nouvelle puisque l’administration Trump l’avait laissé expirer le 30 Septembre 2025.
Ce mardi,3 février, Jamieson GREER, le représentant au Commerce de la Maison Blanche a annoncé la réactivation de l’AGOA pour une année, ouvrant ainsi le marché américain à de nombreux produits africains, et cela sans droits de douane.
En Janvier, la Chambre des représentants avait voté la reconduction de l’AGOA pour une durée de 3 ans. Cette proposition a finalement été ramenée à un an par les sénateurs.
Dans les relations commerciales entre les pays africains et les États-Unis, l’AGOA est une mesure essentielle qui avait été mise en place en 2000, alors que le démocrate Bill Clinton assurait la présidence.
Une trentaine de pays africains bénéficient de cet accord qui permet le commerce de produits variés (habillement, voitures, produits agricoles, entre autres).
À son retour à la présidence, Donald Trump a laissé l’accord expirer afin de mettre la pression sur les pays africains.
Parmi les conditions fixées aux pays bénéficiaires, figurent le pluralisme politique, le respect des droits humains, la lutte contre la corruption, pour ne citer que ceux-là.
Les pays africains bénéficiaires de l’AGOA
Environ 32 pays africains sont actuellement éligibles. Parmi eux :
• Afrique de l’Ouest : Mali, Sénégal, Côte d’Ivoire, Ghana, Bénin, Burkina Faso, Niger.
• Afrique centrale : Cameroun, Gabon, République du Congo.
• Afrique de l’Est : Kenya, Éthiopie, Tanzanie, Ouganda, Rwanda.
• Afrique australe : Afrique du Sud, Botswana, Namibie, Lesotho, Eswatini, Zambie.
• Madagascar, Ile Maurice, Tchad .
Les produits concernés par les échanges
Les exportations africaines vers les États-Unis sous AGOA couvrent plusieurs secteurs :
•Textiles et habillement : vêtements, tissus, chaussures.
• Produits agricoles : fruits, légumes, fleurs, cacao, café, noix de cajou.
• Produits de la mer : poissons et crustacés.
• Ressources naturelles : pétrole, minerais, métaux.
• Produits manufacturés : pièces automobiles, produits chimiques, artisanat.
Si ce sursis d’un an stabilise les flux commerciaux à court terme, il agit surtout comme un signal d’alarme : l’Afrique doit impérativement diversifier ses exportations et accroître sa compétitivité. L’issue des négociations sur la pérennisation et la modernisation de cet accord sera le pivot central de la diplomatie commerciale du continent pour la décennie à venir.

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