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Chine – Afrique : la « taxe zéro » est là !

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C’est un tournant majeur qui vient de s’opérer sur l’échiquier mondial. Alors que les États-Unis de Donald Trump s’enferment dans une logique de « forteresse » en multipliant les barrières douanières, la Chine, elle, ouvre grand ses portes au continent africain.
Depuis ce 1er mai 2026, Pékin a supprimé les taxes douanières pour 53 États africains (la quasi-totalité du continent, à l’exception de l’Eswatini). En termes simples, la rédaction d’Horizons7 vous explique ce que cela changera concrètement.

Un « tapis rouge » pour les produits africains

Supprimer les taxes douanières (ou passer au « tarif zéro »), cela signifie qu’un produit fabriqué au Sénégal, au Kenya ou au Nigeria peut désormais entrer sur l’immense marché chinois sans payer de frais supplémentaires à la frontière.
– L’objectif de Pékin : S’assurer une image de « partenaire solidaire » du Sud face à un Occident jugé protectionniste, tout en sécurisant ses approvisionnements (nourriture, minerais).
– L’objectif de l’Afrique : Réduire son immense déficit commercial avec la Chine. Jusqu’ici, l’Afrique achetait énormément de produits chinois (téléphones, machines) mais vendait peu de produits transformés en retour.

Deux exemples concrets

L’exemple de l’avocat kényan : Imaginez un producteur d’avocats au Kenya. Auparavant, ses fruits pouvaient être taxés à l’entrée en Chine, ce qui les rendait plus chers que ceux venant d’Amérique du Sud. Avec la taxe à 0 %, ses avocats deviennent instantanément plus compétitifs. Il peut vendre plus, embaucher davantage et investir dans son exploitation.
L’exemple du chocolat ivoirien : Pendant longtemps, l’Afrique a surtout exporté des matières premières brutes (fèves de cacao). Si une entreprise ivoirienne voulait exporter du chocolat fini (transformé), elle faisait face à des taxes plus élevées. En supprimant ces barrières, la Chine encourage l’Afrique à ne plus seulement vendre ses « cailloux » ou ses « graines », mais à industrialiser ses produits sur place pour créer de la valeur.

L’écart géopolitique

Cette décision souligne un contraste saisissant entre les deux géants mondiaux : alors que la stratégie chinoise repose sur une ouverture ciblée, les américains ont choisi de mettre en œuvre un protectionnisme global relevant d’une doctrine devenue bien connue depuis le retour de Donald TRUMP à la tête du pays : « America First » (les USA d’abord). Ce qui traduit une priorité à l’économie locale. L’augmentation des taxes protège ainsi l’industrie.
Pour la partie chinoise, séduire les pays en développement reste l’objectif premier à atteindre en raison de leurs perspectives assez prometteuses.

Un bémol tout de même à garder en tête !

Si la fin des taxes est une excellente nouvelle, elle ne règle pas tout. Pour que les produits africains inondent la Chine, il faudra encore surmonter deux obstacles de taille : les normes sanitaires chinoises (très strictes) et les infrastructures de transport (routes, ports) qui restent coûteuses en Afrique.
En résumé : la Chine vient de déverrouiller la porte du plus grand marché du monde. Reste maintenant aux entreprises africaines à trouver le moyen de livrer leurs marchandises à l’heure et aux bonnes normes.

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