Actualité

20 Janvier : La zone de défense N° 5 célèbre les 65 ans de l’armée au service de la nation

Publié

le

A Tombouctou,le temps semblait avoir pris une pause ce matin de 20 Janvier, pour une raison bien particulière: soixante-cinq ans, jour pour jour, que l’armée malienne s’est levée pour la première fois, portant sur ses épaules le destin d’une nation souveraine. Sous le soleil de la Cité des 333 Saints, l’émotion était palpable. Au Camp-Fort Cheikh Sidi Bekaye, le drapeau tricolore flottait avec une fierté particulière, comme un écho aux sacrifices de ceux qui ont tout donné pour l’intégrité du territoire.

Une célébration solennelle
Après le silence sacré du dépôt de la gerbe de fleurs, un moment suspendu en mémoire des héros tombés au champ d’honneur, le camp a soudainement vibré. La fanfare a brisé le recueillement pour laisser place au bruit cadencé des bottes. Militaires et civils, unis dans un même élan de résilience, ont vu défiler le bouclier de la Nation. Plus qu’une cérémonie, c’était le cœur d’un Mali debout qui battait à l’unisson, la démonstration d’une armée qui, depuis plus de six décennies, refuse de plier.
Un moment d’histoire où le passé et le présent se sont rencontrés.

Gérer le présent tout en forgeant l’avenir
Sous le regard attentif de ses freres d’armes et du public, le Colonel Seydou Bassirou Niangado a pris la parole. Pour lui, le secret de la résilience malienne tient en un mot : l’aguerrissement. Ce n’est pas seulement une question d’uniforme, c’est une question de préparation. « 2 260 soldats formés », a-t-il martelé, tel un bilan de fer. Ces hommes ne sont pas seulement passés par des centres de formation, ils ont été forgés pour le terrain. Le résultat ? Une dynamique implacable qui a fait reculer la peur et l’insécurité dans nos grandes villes.
Mais une armée, ce sont d’abord des visages. La cérémonie a pris une tournure émouvante lorsque des médailles ont brillé sur les poitrines de soldats et de sous-officiers. Des hommes et des femmes d’exception, dont la bravoure n’est plus à prouver. Ce n’était pas qu’une décoration, c’était le symbole d’une excellence réitérée, un appel à chaque sentinelle de la nation à viser toujours plus haut.
Mais le véritable hommage est venu de la foule. Des témoignages vibrants ont rappelé que sans ces hommes, la culture et le sport seraient en deuil. De la sécurisation de la Biennale 2025 aux tournois de football inter-quartiers, les FAMa ont prouvé qu’elles étaient une armée de proximité. Comme le résume Abdoulaye avec force : la peur a changé de camp, et la liberté de circuler est redevenue une réalité.
Cette armée, elle ne se contente pas de sécuriser, elle partage le quotidien. Sur les terrains de sport, la guerre laisse place au jeu. Randane, passionné de football, ne cache pas son enthousiasme pour la coupe inter-quartiers organisée par les forces armées. « Grâce aux FAMa, nous avons trouvé un idéal autour du ballon rond », confie-t-il. Entre le Colonel Niangado qui forge des guerriers d’élite et les jeunes qui dribblent sous leur protection, c’est un nouveau contrat social qui s’écrit à Tombouctou : celui de la fraternité et de la victoire partagée.

Une armée tournée vers l’avenir
Aujourd’hui, l’Armée malienne entre dans l’âge de la maturité technologique et stratégique.Elle ne se contente pas de contempler ses médailles ; elle scrute l’horizon. Si le passé est un socle, l’avenir est un chantier immense que le pays aborde avec une détermination inébranlable. Le défi est clair : transformer l’héritage en une puissance de modernité. Chaque nouvel équipement, chaque module de formation et chaque drone qui s’élève dans le ciel malien est une promesse. Celle d’une armée qui ne se contente pas de réagir, mais qui anticipe. En plaçant l’humain au cœur de cette mutation, le Mali ne bâtit pas seulement une force de défense ; il forge le bouclier d’une République respectée, une armée où le professionnalisme est la seule règle et la patrie, l’unique boussole.
Engagement, Résilience et Sacrifice..la voie est tracée.

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

LES + LUS

Quitter la version mobile